• Obama va « combattre » Wall Street ? Pfff, il n’est ni Roosevelt ni JFK !

    Obama va « combattre » Wall Street ? Pfff, il n’est ni Roosevelt ni JFK !

    source: http://www.solidariteetprogres.org/article6262.html

    25 janvier 2010 (Nouvelle Solidarité) – Qui oserait croire que Barack Obama va « combattre Wall Street » ? Depuis sa « déclaration de guerre » du 21 janvier, le Président américain a aussi pris fait et cause pour la réélection du chef de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, grand artisan du plan de renflouement de Wall Street, et a annoncé son soutien total à une commission indépendante chargée de couper dans les dépenses sociales pour ramener les Etats-Unis dans les clous de Maastricht (sic) d’ici 2015 ! [<*> Les sénateurs promouvant ce projet de loi appellent les Etats-Unis à adopter les critères de Maastricht qui ont conduits les pays européens à abdiquer leur souveraineté en faveur d’une banque centrale indépendante et monétariste !]

    S’il voulait vraiment combattre Wall Street et répondre à la détresse économique du peuple, écrit l’éditorialiste du New York Times Franck Rich, Obama devrait commencer par se débarrasser de Tim Geithner, son secrétaire au Trésor impliqué jusqu’au coup dans le scandale du renflouement d’AIG, et de Larry Summers, son « gourou économique », symbole de « l’orgie dérégulatrice » qui a mené au krach. « La Maison Blanche sait bien que ces deux-là sont des boulets politiques » et personne ne trouve crédible ce « juriste formé à Harvard » (Obama) lorsqu’il s’en prend soudain aux banquiers de Wall Street. Rich compare ensuite les paroles d’Obama aux actes de John Fitzgerald Kennedy, lorsque ce dernier entra en guerre avec le géant américain de l’acier US Steel en 1962 : « Kennedy n’était pas un radical. Il provenait de l’élite américaine, c’était un pur produit de Harvard, comme Obama, mais à la différence près qu’il était le descendant d’une riche famille patricienne. Malgré cela, Kennedy, comme cet autre patricien d’Harvard qu’était Franklin Roosevelt, ne s’est pas gêné lorsqu’il a fallu combattre sa propre classe. Kennedy ne s’est pas contenté d’une rhétorique populiste générique qui fut celle d’Obama lorsqu’il a menacé de ‘combattre’ des banquiers sans nom à une date non définie. » JFK s’en est pris « nommément » à US Steel, les accusant de « menacer la stabilité économique du pays », a menacé de « lancer le ministère de la Justice, dirigé par son frère, à leurs trousses », et est « resté ferme » lorsqu’il a été attaqué. « US Steel capitula en deux jours » et Kennedy atteignit « une popularité des plus hautes ». « Quelqu’un peut-il s’imaginer Obama exerçant un tel leadership à la ‘on fait pas de prisonniers’ pour défier ceux qui menacent notre stabilité économique (…) Le fait que nous ne le puissions pas est un puissant signal que ce qui est arrivé au Massachusetts ne se limitera pas au Massachusetts si la Maison Blanche ne reprend pas tout à zéro ».

    L’animal qui a mis Obama à terre dans l’élection partielle du Massachusetts est un mouvement semblable à ce que Rosa Luxembourg qualifiait de « grève de masse » : un ferment de contestation incontrôlable qui s’étend dans tout le pays. La population américaine n’acceptera pas le programme économique dicté par Wall Street et Obama en fera les frais. Le véritable leadership dans ce genre de situation sera celui qui fait appel au peuple, lui dit la vérité et l’engage dans une vision d’avenir.


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