• Les russes excluent tout marchandage et s'opposent aux sanctions contre l'Iran

     

     

    Les russes excluent tout marchandage et s'opposent aux sanctions contre l'Iran

      

    Vendredi 18 Septembre 2009

    source : Alterinfo

     

     

    Les responsables russes sont formels: il n'y a pas eu d'accord donnant-donnant entre Washington et Moscou, la Russie est toujours opposée à de nouvelles sanctions contre l'Iran. Malgré la décision américaine de remanier son bouclier antimissile en Europe.  

    "Il n'est pas question de marchandage: les Américains réparent leur propre erreur", déclarait l'ambassadeur russe auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine.

    Soulignant que toute "euphorie" était prématurée: "Personne à Washington, même au sein de la nouvelle administration démocrate d'Obama, ne veut renoncer aux projets d'hégémonie des Etats-Unis dans le monde" a-t-il précisé.

    De son coté, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a renouvelé son opposition à toute sanction supplémentaire contre l'Iran.

    "Il y a une réelle chance de conclure des pourparlers", a-t-il déclaré, affirmant que "rater cette chance en demandant des sanctions serait une sérieuse erreur".

    Mais les signes de satisfaction à la refonte du bouclier antimissile américain ne manquent pas à Moscou.
    Pour le président russe, Dmitri Medvedev, c'est une approche "responsable" alors que le Premier ministre Vladimir Poutine l'a qualifiée de "juste et courageuse".

    Cette décision "est effectivement le premier véritable signe d'une relance des relations", a également souligné Nikolaï Bordiouja, secrétaire général de l'Organisation du traité de sécurité collective (ODKB), une alliance militaire de pays ex-soviétiques.


    Une source diplomatique russe a d'ailleurs confié vendredi à l'agence Interfax que Moscou allait "geler", voire "annuler", son projet de déployer des missiles Iskander à Kaliningrad, une mesure de rétorsion prévue en réponse au bouclier.


    Des avancées sont également prévues en matière en matière de réduction des arsenaux nucléaires russes et américains. Moscou et Washington doivent aboutir à un accord sur leur armement atomique avant l'expiration du traité START fin 2009, et le Kremlin insistait pour cela sur un abandon du projet antimissile, vécu comme une menace.
    "Les Américains ont renoncé au bouclier, ce qui était notre grief le plus sérieux, et nous pourrons faire notre part de concessions dans les négociations sur START", relève l'analyste russe Alexander Goltz.

    Mais l'expert n'exclut pas que Moscou puisse choisir de ne rien céder aux Etats-Unis: "Des négociations sans fin avec la puissance numéro un augmentent notre prestige", juge-t-il.


    http://www.almanar.com.lb

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    Bouclier antimissile: la Russie courtisée contre l'Iran

     

    A
    bandon du bouclier anti missile en Europe contre durcissement contre l'Iran…
    Les soupçons se confirment sur les visées de la décision prise par Washington.
    Il est question selon un diplomate russe haut-placé qui s'est confié au journal Kommersant ce vendredi "d'obtenir de Moscou une position plus ferme sur le programme nucléaire de l'Iran".

    "Les Américains insistent sur deux questions clés. On nous demande de cesser les livraisons à l'Iran de missiles S-300 et de soutenir une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU prévoyant des sanctions contre Téhéran", révèle ce diplomate.

    La prévision de ce diplomate n'a pas manqué d'être confirmée. Quelques heures après l'annonce de la décision américaine, Européens et Otan ont mis du leur, en voulant y percevoir "un signal de rapprochement avec la Russie".

    Pour la chancelière allemande, Angela Merkel, c'est un signal d'espoir" susceptible de permettre notamment de "surmonter les difficultés avec la Russie".
    Lui faisant écho, le président français Nicolas Sarkozy a parlé d'une "excellente décision à tout point de vue". "Et j'espère que nos amis russes attacheront de l'importance" à ce changement de cap, a-t-il déclaré à la presse.


    Fait marquant: la Pologne et la République tchèque, où devaient être installés les éléments du bouclier américain, ont évité toute critique.
    "Il n'y a aucune raison de changer nos relations avec les Etats-Unis qui sont à un niveau parfait", a dit le Premier ministre tchèque Jan Fischer.
    "C'est une décision autonome du président des Etats-Unis et de son gouvernement", s'est borné à dire pour sa part le chef de l'exécutif polonais Donald Tusk.

    L'Otan également a mis du sien, plus explicitement exigeant un "maximum de pression" de Moscou sur l'Iran. Selon son secrétaire général Anders Rasmussen, " il est également dans l'intérêt de la Russie" que l'Iran renonce à toute aspiration de programme nucléaire militaire. Plus alléchant encore, l'Otan a offert à la Russie "un nouveau départ" pour un partenariat Otan-Russie sérieusement écorné depuis deux ans.

    Les États occidentaux qui ont satanisé l'Iran pour ses positions anti sionistes et sa politique indépendantiste veulent à tout prix durcir les sanctions contre lui, après la rencontre prévue le 1er octobre .

    Par le biais du Conseil de sécurité, ils lui ont déjà imposé trois bouquets de sanctions, sans parvenir à le plier. Selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il faut lui imposer "des sanctions paralysantes".


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