• L’Inde fonde son propre GIEC (le Giec actuel est il remis en cause?)

    L’Inde fonde son propre GIEC (le Giec actuel est il remis en cause?)

     

    Lundi 8 Février 2010

    source: http://www.alterinfo.net/L-Inde-fonde-son-propre-GIEC_a42354.html 

    Les spécialistes pensent que la disparition des glaciers himalayens pourrait prendre plus de 300 ans. Photo: ALAMY

    Le gouvernement indien a créé son propre panel de surveillance des effets du réchauffement planétaire car elle « ne peut plus compter » sur le GIEC, dirigé par son propre leader scientifique, le Dr R.K. Pachauri.


    Telegraph, Dean Nelson, 4 février 2010


    Cette démarche est un important camouflet pour à la fois le GIEC et le Docteur Pachauri, au moment où il se bat pour défendre sa réputation après qu’il a été révélé que son tout dernier rapport sur le changement climatique est entaché de fausses allégations prétendant que la plupart des glaciers de l'Himalaya pourraient être fondus en 2035. Les spécialistes pensent qu’il faudra plus de 300 ans avant que les glaciers ne disparaissent.


    Le GIEC et son président font face à de plus en plus de critiques depuis que des questions ont été soulevées quant à la crédibilité de leur travail et la rigueur avec laquelle ils établissent leurs allégations sur le changement climatique [inexistant au mieux et refroidissement au pire, d’après de nombreux spécialistes indépendants et même du GIEC, ndt].


    En Inde, les fausses allégations ont attisé les tensions entre le Dr Pachauri et le gouvernement, qui avait plus tôt mis en doute ses affirmations sur la fonte des glaces. En automne, le ministre de l'Environnement, M. Jairam Ramesh, avait dit, bien que la fonte des glaciers himalayens soit un souci réel, qu’il y avait des signes montrant en fait que certains glaciers avançaient en dépit du réchauffement planétaire.


    Le Dr Pachauri avait écarté cette contestation en disant qu'elle reposait sur des « connaissances en sorcellerie, » mais hier soir, M. Ramesh a effectivement marginalisé encore davantage le président du GIEC.


    Il a annoncé que le gouvernement indien avait créé un Institut national de glaciologie himalayenne séparé, dont le but est de surveiller les effets du changement climatique sur la troisième calotte glaciaire du monde, et un « GIEC indien » se servant de la « science du climat » pour évaluer l'impact du réchauffement planétaire dans tout le pays.


    « Il y a une mince barrière entre la science du climat et l'évangélisme climatique. Je suis pour la science du climat. Je pense que des gens se servent abusivement du rapport du GIEC. Le GIEC ne fat pas de recherche originale, c’est l'une de ses faiblesses... Ils prennent juste la littérature publiée et en tirent ensuite des estimations, c’est pourquoi nous avons de grosses boulettes à propos de la forêt amazonienne, des glaciers, des pics enneigés. »


    « Je respecte le GIEC mais l'Inde est un pays très vaste et ne peut dépendre uniquement de lui. Nous avons donc lancé l’Indian Network on Comprehensive Climate Change Assessment (INCCA, réseau d’ensemble pour évaluer le changement climatique global), » a-t-il dit.


    Il réunira 125 établissements de recherche dans toute l'Inde, travaillera avec les organismes internationaux et fonctionnera comme une « sorte de GIEC indien, » a-t-il ajouté.


    Cet organisme qui, dit-il, ne rivalisera pas avec le panel de l'ONU, publiera en novembre de cette année ses propres évaluations climatiques, avec des rapports sur l'Himalaya, la longue ligne côtière de l'Inde, les hautes terres occidentales de Ghat et de la région du Nord-Est près des frontières du Bangladesh, de Birmanie, de Chine et du Népal. « À travers celles-ci, nous démontrerons notre engagement envers la science climatique, » a-t-il dit.


    Les affirmations du panel de l'ONU sur la fonte des glaciers d'ici 2035 « étaient manifestement hors de propos et ne reposent sur aucune base scientifique, » a-t-il dit tout en soulignant que le gouvernement reste préoccupé par la santé des coulées de glace de l'Himalaya. « La plupart des glaciers fondent, ils reculent, quelques glaciers, comme le glacier du Siachen, avancent. Mais dans l’ensemble, on peut dire de manière irréfutable que le nombre de débris sur nos glaciers étant très élevé, le bilan neigeux est très faible. Nous devons être très prudents parce que la sécurité de l’alimentation en eau, en particulier dans le Nord de l'Inde, dépend de la santé des glaciers himalayens, » a-t-il ajouté.


    Le nouvel Institut national de recherche en glaciologie himalayenne aura son siège à Dehradun dans l’Uttarakhand, et suivra l’évolution des glaces et comparera les résultats à ceux des glaciers du Pakistan, du Népal et du Bhoutan.


    Original : www.telegraph.co.uk/earth/environment/climatechange/7157590/India-forms-new-climate-change-body.html
    Traduction copyleft de Pétrus Lombard


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