• CRISE/UE: le FMI ajoute à la confusion en zone euro (ROMANDIE)

     

    CRISE/UE: le FMI ajoute à la confusion en zone euro

    source : http://www.romandie.com/news/n/CRISEUE_le_FMI_ajoute_a_la_confusion_en_zone_euro061020110710.asp 

     

    Washington (awp/afp) - Le Fonds monétaire international a ajouté un peu de confusion à la stratégie contre la crise de la dette publique en zone euro, en évoquant la possibilité qu'il achète de la dette d'Etats de la zone euro, avant d'expliquer qu'il n'avait consulté personne à ce sujet.


    Le directeur Europe du FMI, Antonio Borges, a avancé cette idée lors d'une conférence de presse mercredi à Bruxelles. "Dans des conditions tout sauf normales, cela ne peut être exclu", a-t-il dit.


    Peu après, le FMI envoyait à la presse un communiqué où M. Borges affirmait vouloir "faire la lumière à propos de certaines déclarations qu['il avait] faites auparavant".


    "Nous n'envisageons pas d'intervention sur les marchés avec le FESF" (Fonds européen de stabilité financière), y écrivait-il. "Nous n'avons pas discuté de ces questions avec nos Etats membres".


    Le feu vert des Etats membres est indispensable pour doter le FMI de nouveaux moyens d'intervention.


    Cela peut se faire rapidement s'ils tombent d'accord. Il avait par exemple suffi au FMI de quelques semaines en octobre 2008, sous la pression d'une crise financière aiguë, pour créer un nouveau type de crédit destiné aux Etats membres qui n'étaient pas responsables de cette crise. Elle avait été appelé "facilité de liquidités à court terme".


    Mais le consensus qui avait permis cette innovation n'est plus aussi fort aujourd'hui.


    De grands pays émergents qui ont contribué à l'augmentation des ressources du Fonds, comme le Brésil ou la Chine, s'inquiètent de voir l'intervention du FMI de plus en plus concentrée sur l'Europe. Trois pays de la zone euro (Grèce, Irlande et Portugal) regroupent déjà près de la moitié de l'encours des crédits de l'institution.


    Les Etats-Unis estiment que l'Europe a les ressources pour se sortir seule de sa crise.


    Les chances de la proposition de M. Borges d'aboutir paraissent donc incertaines.


    "Le FMI nie sa propre rumeur d'intervention sur les marchés obligataires", pointait le blog satirique financier américain ZeroHedge, imaginant un "appel furieux" de la directrice générale Christine Lagarde à son subordonné.


    Une source proche du FMI expliquait à l'AFP fin septembre que le style de M. Borges, un ancien de la Banque du Portugal et de Goldman Sachs recruté il y a moins d'un an, tranchait avec celui de vieux routiers de l'institution adeptes de la langue de bois.


    Mme Lagarde, depuis trois mois qu'elle est en fonction, est restée elle-même très prudente sur l'éventualité que le Fonds s'implique davantage dans la zone euro.


    Tout au plus a-t-elle suggéré que des lignes de crédit du FMI aillent à des groupes de pays, et non plus seulement à des pays. Elle a aussi publié fin septembre un "plan d'action" où, au chapitre des évolutions possibles des capacités d'intervention du FMI, elle envisageait des "termes plus souples" pour l'accès aux ressources du Fonds dans les "situations d'urgence".


    La zone euro est aujourd'hui face à une telle "urgence": empêcher les taux d'intérêt auxquels se finance l'Italie de grimper au-delà du raisonnable, comme c'est arrivé à d'autres avant elle.


    Le Fonds peut théoriquement accorder un prêt par précaution à l'Italie. Mais cela supposerait que le pays en fasse la demande, et Rome n'en a pas manifesté la moindre intention.


    D'après Domenico Lombardi, un ancien conseiller du FMI, le problème réside dans la taille des besoins de l'Italie, huitième économie mondiale, lestée d'une dette publique de plus de 1.900 milliards d'euros.


    "Même si le FMI engageait la totalité de sa capacité financière sur les douze mois à venir, cela couvrirait à peine une année de financement pour le Trésor italien. Et cela imposerait une tension exceptionnelle sur les ressources du Fonds", explique à l'AFP cet économiste italien.


    sm


    (AWP / 06.10.2011 07h41)

     

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    Note :

    Les pauvres , ils sont tous tellement perdu, a moins que cela ne soit volontaire, mais les discours et les gesticulation du FMI / BCE / FED et l'attente pathétique de FESF font vraiment peine à voir. La cacophonie reigne, ne serait ce pas la "une volonté politique ?"

     

     

    Nerv-yoko

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